Une position militaire Ă  Sokoura, dans le cercle de Bankass, « a fait l’objet d’une attaque terroriste » dans la nuit de lundi Ă  mardi, a prĂ©cisĂ© l’armĂ©e, qui fait Ă©tat d’un bilan provisoire de « neuf morts et des blessĂ©s dans ses rangs ». Un renfort dĂ©pĂȘchĂ© sur les lieux est ensuite tombĂ©, mardi matin, dans une embuscade, qui a fait « trois morts, dix blessĂ©s » et des disparus, selon le communiquĂ©.

L’armĂ©e malienne a fait face Ă  deux attaques. D’abord celle de son camp situĂ© dans le centre du pays, Ă  quelques dizaines de kilomĂštres de la frontiĂšre avec le Burkina Faso. Un endroit jugĂ© stratĂ©gique.

Sur place, les assaillants, qualifiĂ©s de « terroristes » selon la terminologie officielle, sont arrivĂ©s Ă  pied et Ă  bord de vĂ©hicules. Ils auraient bĂ©nĂ©ficiĂ© de complicitĂ©s locales. Un Ă©lu d’une localitĂ© voisine parle de « de tirs nourris entendus ».

Neuf militaires maliens ont dans un premier temps Ă©tĂ© tuĂ©s dans le camps. Un renfort de l’armĂ©e rĂ©guliĂšre a alors rapidement Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ© sur les lieux. Mais il est tombĂ© dans une embuscade non loin d’un petit pont, le pont Parou, situĂ© entre les localitĂ©s de Bandiaraga et de Bankass.

De source indĂ©pendante, l’armĂ©e a perdu sur place trois hommes. Les assaillants ont aussi subi d’importantes pertes puisqu’au moins neuf combattants ont Ă©tĂ© tuĂ©s et deux de leurs vĂ©hicules Ă©truits.

Sur le mĂȘme axe routier, toujours entre les localitĂ©s de Bandiagara et Bankass, un bus transportant des civils est tombĂ© dans une embuscade tendue par les prĂ©sumĂ©s jihadistes. Douze passagers dont deux femmes et un enfant ont Ă©tĂ© tuĂ©s sur le coup.

Ce mardi aprĂšs-midi, un nouveau renfort de l’armĂ©e a Ă©tĂ© envoyĂ© sur le terrain. L’objectif est de sĂ©curiser rapidement le camp attaquĂ©.

Ces attaques sanglantes dans la rĂ©gion de Mopti, interviennent peu aprĂšs la libĂ©ration de 4 otages maliens et europĂ©ens par les jihadistes. Par ces actes, Ces derniers ont t-il voulu signifier la fin de la trĂȘve sur le terrain ?

Autre interrogation, la contrepartie des otages Ă©largis est notamment la remise en libĂ©ration dans le centre du Mali de prisonniers-jihadistes. Parmi eux, certains ont-il participĂ© aux derniĂšres attaques de militaire et de civils pour signer leur retour sur le terrain ? Des questions pour le moment sans rĂ©ponse, mais une certitude, les hommes armĂ©s qualifiĂ©s de « terroristes » ont toujours une capacitĂ© d’action.

RFI

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