Le Colonel Makhtar Diop, directeur de l’information et des relations publiques des ArmĂ©es (DIRPA), revenant sur la genĂšse du dossier entre la CoopĂ©rative militaire de construction (Comico) et les anciens militaires, Ă  Ouakam, soutient que la premiĂšre partie citĂ©e est dans ses droits. D’ailleurs, c’est la suite d’un long feuilleton judiciaire, rembobine-t-il, indiquant qu’il s’agissait « d’une dĂ©cision exĂ©cutoire de justice », rapporte emedia.

La Comico est dans ses droits

« Il s’agit d’anciens militaires Ă  qui des logements avaient Ă©tĂ© affectĂ©s pour nĂ©cessitĂ© de service au camp des mariĂ©s de la citĂ© Terme Sud, explique-t-il, sur Radio SĂ©nĂ©gal. Un militaire doit ĂȘtre logĂ© par les ArmĂ©es. Donc, il a le choix entre percevoir une indemnitĂ© reprĂ©sentative de logement, qui est intĂ©grĂ©e dans sa solde mensuelle ou demande au commandement de lui affecter un logement.

En gĂ©nĂ©ral, lorsque les logements sont disponibles, le commandement dĂ©fĂšre Ă  cette demande. Donc, les anciens militaires, parce qu’à l’époque c’était des militaires, avaient bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un logement de service dans ce camp des mariĂ©s. Maintenant, libĂ©rĂ©s, ils n’ont pas quittĂ©.

Parce qu’il faut savoir que ces logements, qui datent de l’époque coloniale, Ă©taient dans un Ă©tat de dĂ©labrement voire d’insalubritĂ© avancĂ©. Par solidaritĂ© et par compassion, le commandement les avait laissĂ©s lĂ -bas, le temps de dĂ©truire ces logements pour en Ă©difier de nouveaux. Entre temps, la Comico a formulĂ© une demande auprĂšs de l’État et a achetĂ© cette parcelle, en octobre 2008.

La Comico est la coopĂ©rative militaire de construction, regroupant les militaires de l’ArmĂ©e, de la Gendarmerie et des Sapeurs-pompiers mais Ă©galement les membres des forces paramilitaires. C’est-Ă -dire tous ceux qui portent l’uniforme dans ce pays peuvent adhĂ©rer Ă  la Comico, qui a eu Ă  dĂ©velopper beaucoup de programmes Ă  Yeumbeul, Ă  ThiĂšs, (entre autres).

AprĂšs l’achat de ce terrain, naturellement la Comico a voulu prendre possession de son bien, qu’il a achetĂ© auprĂšs des Domaines. Mais, entre-temps, les anciens militaires s’étaient constituĂ©s en collectif, et ont introduit un recours au niveau de la Justice pour demander d’annuler cette vente, estimant qu’ils avaient un droit de propriĂ©tĂ© lĂ -bas.

Et ils ont Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©s par l’arrĂȘt de la Cour suprĂȘme du 26 dĂ©cembre 2019. Par cet arrĂȘt, la Cour suprĂȘme a dit que ces terrains appartiennent bel et bien Ă  la Comico, qui est en droit d’entrer en possession de son bien.

AprĂšs ce jugement, la Cour suprĂȘme a commis un huissier aux fins de notifier aux membres de ce collectif, cette dĂ©cision. A la suite de la notification, les membres du collectif avaient demandĂ© Ă  la Justice de leur donner le temps de se prĂ©parer. Ils ont introduit ce rĂ©fĂ©rĂ© auprĂšs du Tribunal d’instance hors classe de Dakar. AprĂšs deux sĂ©ances auprĂšs de ce Tribunal par leurs avocats, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s a dĂ©cidĂ© par l’ordonnance n°1974 du 28 aoĂ»t 2020, que la Comico peut continuer la procĂ©dure d’expulsion sans dĂ©lai et sans nouveau rĂ©fĂ©rĂ©.

Donc, Ă  partir de lĂ , la dĂ©cision Ă©tait devenue dĂ©finitive et exĂ©cutoire. (
) Naturellement, les services de l’État, la DESCOS (Direction de la surveillance et du contrĂŽle de l’occupation du sol) est passĂ©e Ă  l’action, aujourd’hui, pour que la Comico prenne possession de son bien, et continue son programme d’habitat au profit de la communautĂ© militaire Â».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaĂźt entrez votre commentaire!
S'il vous plaĂźt entrez votre nom ici