Adama Gaye Le Caire 15 septembre 2020

Les malheurs, dĂ©fis, obstacles crĂ©Ă©s par son incapacitĂ© et sa roublardise lĂ©gendaires s’amoncellent jusqu’à boucher l’horizon de tout espoir pour le SĂ©nĂ©gal. En prestidigitateur forcenĂ©, Macky SALL s’échine, malgrĂ© tout, Ă  sortir de son chapeau des trucs pour semer un peuple meurtri et rĂ©voltĂ© par l’enlisement dans lequel il a plongĂ© le pays. Jamais dans l’histoire humaine, quelqu’un n’a aussi rapidement conduit un pays Ă  sa faillite. La dĂ©confiture est totale, qui n’épargne aucun secteur. Il fallait dĂ©cidĂ©ment ĂȘtre dotĂ© de dons surnaturels de destruction en plus d’ĂȘtre animĂ© d’une volontĂ© illimitĂ©e, comme Macky SALL, pour rĂ©ussir un tel exploit. Son gĂąchis s’analyse plus gravement encore Ă  l’aune du contexte oĂč il a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©. C’est d’un chamboulement sans prĂ©cĂ©dent qu’il s’est agi. Tout Ă©tait en effet rose quand il prend les rĂȘnes du SĂ©nĂ©gal. Qui n’est interdit dĂšs lors, tourneboulĂ© et interdit, de savoir qu’il l’a menĂ© en banqueroute 360 degrĂ©s, en moins de dix ans, alors que cette terre Ă©tait visitĂ©e par des mannes naturelles inattendues, courtisĂ©e par les investisseurs du monde entier quand ses footballeurs ont portĂ© haut ses couleurs aussi bien au Mondial 2018 qu’à la CAN 2019. En un mot, son arrivĂ©e au pouvoir par une alternance dĂ©mocratique fut saluĂ©e de partout bien qu’elle ait Ă©tĂ© “cuisinĂ©e” pour lui filer la direction du pays afin de couvrir les arriĂšres de ses ex-acolytes, la bande Ă  Wade.

N’y ayant vu que du feu, la communautĂ© internationale, politique et financiĂšre, s’était enthousiasmĂ©e de ce symbole, incarnĂ© par un jeunot, nĂ©, s’extasiait-on, aprĂšs les indĂ©pendances, et qui semblait signer le retour en grĂące, la rĂ©surgence de l’Afrique. Huit ans plus tard, seul l’homme du fast-track ne rĂ©alise pas qu’il est dans le lost-track aprĂšs avoir entraĂźnĂ© la nation dans une tokhidona-track. Il est restĂ© le magicien, plus charlatan qu’inspirĂ©, qui se donne Ă  voir sur les trĂ©teaux dans des salles de plus en plus vides. Son monde onirique le dĂ©connecte de la rĂ©alitĂ© ambiante. Ni ne lui fait comprendre Ă  quel point il n’inspire plus que pitiĂ© et, surtout, mĂ©pris, rage et colĂšre. Rejet. Dans son dernier jeu de scĂšne, il a cru pouvoir calmer la haine des gens qui monte en leur promettant un enieme gouvernement qu’il appelle de majoritĂ© prĂ©sidentielle Ă©largie, un ersatz de celui mis en place en avril 1991 par Abdou Diouf en complicitĂ© avec son opposition d’alors dĂ©jĂ  dans la culture des deals antinationaux.. Macky-l’incapable s’imagine intĂ©ressant mais quel goujat! Il ne voit mĂȘme pas que la salle est assoupie pendant qu’il enfile ses sketchs. C’est que, toutes obĂ©diences confondues, les sĂ©nĂ©galais l’ont weddi, ne croient plus une lettre de ses sons et mimiques. Assis lĂ , plus paumĂ©s que pĂąmĂ©s, ils n’ont plus le cƓur Ă  suivre ses lassantes facĂ©ties.

Tous ont les mĂ©ninges travaillĂ©s par l’envie de savoir comment le pays en est arrivĂ© Ă  une telle situation et entre les mains d’une crapule pareille. C’est peu de dire qu’ils sont ulcĂ©rĂ©s par la frĂ©quence de ses gaffes dont ils ressentent les consĂ©quences. Ça ne les fait plus rire mĂȘme de l’entendre Ă©ructer son français “dĂ©brouillĂ©â€ de grand blessĂ© de guerre. Comme lorsqu’il a Ă©voquĂ©, la semaine derniĂšre, dans une nouvelle saillie, sa volontĂ© de “territorialiser” ses rĂ©unions partisanes avec ses ultimes alliĂ©s politiques, les derniers alimentaires qu’attirent les dĂ©chets qu’il lĂąche. Quel sĂ©nĂ©galais pense un seul instant retrouver le sourire en voyant dans un jour prochain, rĂ©unis autour de lui des Omar Sarr, Babacar Gaye, Amadou SALL, Diagne Fada, Ousmane Ngom, Aissata Tall SALL, et autres reliques amorties des And Jeuf, Bokk Guiss Guiss ? Il est le seul Ă  penser Ă  ces espĂšces inaptes Ă  donner le moindre lifting, le plus petit souffle, Ă  un Etat paralysĂ©! C’est son niveau, plus bas que terre, qui le fait recourir Ă  des types n’ayant jamais rien servi de bon, qu’il est capable de recycler aprĂšs les ratĂ©s complets de ses castings prĂ©cĂ©dents avec les Malick SALL, Omar Youm, Mansour Faye, et autres joyeusetĂ©s dont le seul mĂ©rite est de l’avoir froidement accompagnĂ© dans son dĂ©mantĂšlement, la mise en banqueroute, du SĂ©nĂ©gal. Le public s’endort pour ne pas avoir Ă  rire du piĂštre et dĂ©solant spectacle que le bonimenteur lui sert. Il est las. Soudain, il a rĂ©alisĂ© que tout chez lui n’a Ă©tĂ© que mensonges, manipulations et manƓuvres. Il s’est fabriquĂ© par des arnaques, des truanderies et des prĂ©tentions infondĂ©es Ă  rĂ©aliser une Ă©mergence-arlequin, quand le comĂ©dien incapable qu’il est n’est qu’un chef de gang.

RĂ©veillĂ© de son long sommeil, le peuple sĂ©nĂ©galais a maintenant compris: il a affaire au pire individu qui soit et son entourage immĂ©diat, de sa famille Ă  ses alliĂ©s politiques, de sa presse, ses syndicalistes Ă  ses religieux, d’abord Ă  son soit-disant patronat d’opĂ©rettes, n’est-ce pas Baidy Agne?, lui ressemble. Cet agrĂ©gat de corsaires s’est dĂ©chaĂźnĂ© pour l’aider Ă  conduire son projet. Aucun murmure n’a Ă©tĂ© entendu de l’un quelconque parmi eux pour s’offusquer du genocide qui s’opĂ©rait sous sa conduite avec leur participation active. La magie de l’arnaque s’étant Ă©vanouie, les souvenirs dĂ©bordent Ă  prĂ©sent a l’image des inondations pluviales et celles des eaux du Fleuve SĂ©nĂ©gal qui ont englouti ses prĂ©tentions d’émergence Ă©conomique. L’oeil lourd, le public prĂ©fĂšre s’y plonger en se posant une seule question: comment ses membres, si futĂ©s d’habitude, se sont-ils fait avoir par ce quidam, incontestablement le plus grand malheur qui se soit jamais abattu sur le SĂ©nĂ©gal ? Quand Macky SALL apparaĂźt sur la scĂšne sĂ©nĂ©galaise, voici une vingtaine d’annĂ©es, Ă  la faveur de l’arrivĂ©e d’Abdoulaye Wade au pouvoir, peu de ses compatriotes connaissent encore la tronche de cet homme qui renvoie Ă  celle des rats palmistes. Son nombreux corps qu’aucun pantalon ne parvient Ă  capturer sur mesure n’avait pas non plus commencĂ© Ă  Ă©gayer les soirĂ©es familiales et les sites des nouveaux rĂ©seaux sociaux.

Jusqu’en prison oĂč, dĂ©sarçonnĂ©s, ses sicaires, sur ses instructions, m’ont jetĂ© il y a un an, ce qui m’avait le plus frappĂ© c’était la volontĂ© des dĂ©marcheurs, entrepreneurs politiques, dĂ©sireux de me forcer Ă  abandonner mes principes, Ă  les assouplir, en Ă©change de sucettes, nĂ©es d’une paix corrompue, dont ils seraient bien sĂ»r les premiers bĂ©nĂ©ficiaires. Face au comĂ©dien, magicien arnaqueur, les SĂ©nĂ©galais ont capitulĂ©. Ils se sont rĂ©signĂ©s. Ils ont prĂ©fĂ©rĂ© s’en remettre Ă  Dieu au lieu de commencer Ă  faire ce qu’il leur recommande: s’occuper de leur portion du travail terrestre. C’est un dramatique retournement de situation. En 2000 puis en 2012, malgrĂ© le dĂ©ploiement de forces sĂ©curitaires violentes et armĂ©es jusqu’aux dents, rien n’avait pu empĂȘcher les sĂ©nĂ©galais de rehausser le flambeau du leadership dĂ©mocratique de notre pays. Aujourd’hui, pendant que Maliens, AlgĂ©riens, Soudanais et ZimbabwĂ©ens montrent la voie pour signifier la rĂ©silience des peuples africains, dans leurs luttes pour le rĂ©veil dĂ©mocratique et l’état de droit, celle du SĂ©nĂ©gal se meurt dans le lointain. Dans une mer de compromissions.

De lĂąchetĂ©s. De dĂ©missions. D’arrangements infinis pour plaire Ă  un incapable dont le genou reste vissĂ© sur le cou de son bonheur et de son honneur. Ce spectacle dĂ©jĂ  trop long est intenable. La volontĂ© de Macky SALL de le prolonger en s’accrochant au pouvoir, dĂ©plaçant, selon son bon grĂ©, les frontiĂšres constitutionnelles, pour s’y arrimer, pourrait finir par changer son dĂ©suet cirque en thĂ©Ăątre d’une guerre civile dont il ne cesse de semer les graines pour la dĂ©clencher. A y voir de plus prĂšs, nul ne doit cependant se tromper: ce criminel qui se la joue se sent cernĂ©: il a fini d’abattre toutes ses cartes, il ne vaut plus un kopeck ! Adama Gaye Le Caire 15 septembre 2020 Ps: 1-Aujourd’hui Ă  Abruri, non loin d’Accra, le PrĂ©sident en exercice de la CEDEAO, Nana Akufu-Addo, organise une rencontre avec la junte malienne.

De grĂące, ne sortez pas la solution d’un ancien militaire ayant servi Ă  la CEDEAO. Pourquoi pas une femme pour diriger la transition sur 18 mois ? 2- Mon retour et ma libertĂ© de vivre et de m’exprimer au SĂ©nĂ©gal librement ne sont pas nĂ©gociables. Je n’ai mandatĂ© personne ni hier ni aujourd’hui ni demain pour parler en mon nom. Comme le dit, un de mes cadets, ce n’est pas au moment oĂč tu as Ă©crabouillĂ© Macky SALL, en le rĂ©duisant en pĂątes Ă  bouillie, que des activistes doivent vouloir s’ériger en mĂ©diateurs rien que pour leur intĂ©rĂȘt. Il n’y a rien Ă  nĂ©gocier. J’exige le respect plein et entier de tous mes droits. Je ferai face, macky SALL retiens cela !Fin de la discussionÉcrivez un message


Adama Gaye Le Caire 15 septembre 2020

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