Elle fut engrossĂ©e par son propre pĂšre quand elle avait 17 ans. À la veille de son dĂ©cĂšs, Yacine Diagne s’Ă©tait confiĂ©e Ă  Vox Populi. TĂ©moignages poignants.

Les faits ont eu lieu dans un village du Ndoucoumane, dans la rĂ©gion de Kaffrine. Yacine Diagne a Ă©tĂ© engrossĂ©e par son pĂšre. Elle avait 17 ans, Depuis ce jour, sa vie bascula dans un cauchemar indescriptible. À la veille de son dĂ©cĂšs, sur sa natte de priĂšre, elle avait «dĂ©chargĂ© le fardeau qui pollue son esprit» chez nos confrĂšres de Vox Populi.

« Je veux me confier mĂȘme s’il m’est trĂšs difficile de parler de ma vie », avait-elle lĂąchĂ©e d’emblĂ©e. Et d’ajouter : « Ce jour oĂč je me suis retrouvĂ©e en face de mon fils de 20 ans pour lui dire la dure vĂ©ritĂ© a Ă©tĂ© le jour le plus dur oĂč mon pĂšre commettait l’irrĂ©parable. » De chaudes larmes coulent sur son visage.

« Le jour oĂč mon fils Bachir (le nom de son enfant nĂ© de la relation incestueuse) est venu m’acculer de questions sur l’identitĂ© de son pĂšre, mes vieux dĂ©mons se sont rĂ©veillĂ©s, me rappelant ce qui me rongeait depuis prĂšs de 20 ans. Cela fait maintenant 40 ans, mais la souffrance est comme au premier jour », s’est-elle confessĂ©e Ă  la veille de son dĂ©cĂšs.

Son fils Bachir, informĂ© et mis au courant par les rumeurs qu’il Ă©tait de mĂȘme pĂšre que sa mĂšre, et ne pouvant supporter cette situation, a tout simplement dĂ©cidĂ© de partir, loin de sa mĂšre, et de son village qu’il abandonna. D’aprĂšs sa mĂšre, il fait sa vie dans un pays voisin oĂč il a construit son foyer. Et, il ne pense plus revenir au SĂ©nĂ©gal.

Du cĂŽtĂ© de l’Ă©tat civil, sur l’acte de naissance de Bachir, Ă  la place du nom du pĂšre, il est simplement mentionnĂ© : «pĂšre inconnu». Il l’apprendra quand il confectionnait son dossier pour l’examen du baccalaurĂ©at. MĂȘme ses camarades du mĂȘme village le savaient. Lui, ne l’a jamais connu. Tel un couperet, la nouvelle l’assomma.

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