La version corrigée de la statue de Thomas Sankara dévoilée

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La version corrigée de la statue de Thomas Sankara, père de la révolution Burkinabè a été dévoilée ce dimanche 17 mai sur le site où il a été assassiné le 15 octobre 1987. La première version n’avait pas trouvé enchantement auprès des Burkinabé qui pour l’essentiel jugeaient que celle-ci ne ressemblait pas au défunt capitaine.

Devant les critiques, le comité international Mémorial Thomas Sankara s’était résolu à rectifier le tir. Pour le sculpteur Jean-Luc Bambara qui s’est confié à RFI, c’est le manque de temps et la technique utilisée qui avaient rendu difficile son travail :«Ce qui n’a pas marché la première fois c’est le délai. Ensuite, il y a eu les conditions climatiques. Et la cire perdue est une matière qui fond dans une ambiance un peu chaude. Alors 45 degrés ça fond, si bien qu’au coulage quelques parties de la ceinture nt dû tourner».

Né le 21 décembre 1949 à Yako (Nord de l’ex-Haute-Volta),Thomas Sankara a reçu sa formation militaire à Madagascar. En janvier 1983, il est nommé premier ministre. Agé d’à peine 33 ans, il devient la même année au mois d’aout Président et symbolise l’Afrique des jeunes et de l’intégrité. Il bénéficie alors d’une indéniable popularité auprès de la jeunesse africaine. Le 15 octobre 1987, après quatre années au pouvoir et alors qu’il se rend à un conseil des ministres extraordinaire, il est assassiné avec douze de ses compagnons lors d’un putsch qui laisse Blaise Compaoré seul au pouvoir. La mort de Thomas Sankara est restée taboue pendant les vingt-sept années au pouvoir de Blaise Compaoré, qui a été renversé en 2014 et vit aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire. En septembre 1997, quelques jours avant la prescription de dix ans, la veuve de Sankara, avait porté plainte contre X pour «assassinat». Mais ce n’est qu’en mars 2015, cinq mois après la chute de M. Compaoré, que la plainte a été relancée.