Education : Mamadou Lamine Dianté pas convaincu de la reprise des cours

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Dans une note parvenue à la presse, Mamadou Lamine Dianté émet des réserves quant à  la nécessité de rouvrir les écoles le 2 juin, même pour les classes d’examen. L’ancien syndicaliste se pose beaucoup de questions quant aux préalables permettant une reprise des cours, sans risques.

En plus de l’évolution pas encore maîtrisée de la maladie et de l’état psychologique des acteurs de l’école, face à la psychose née de cette pandémie de Covid-19, l’ancien SG du Saems se demande « comment l’école pourra respecter les mesures barrières, notamment le port du masque et la distanciation sociale. Pour le lavage des mains, il voudrait bien savoir si chaque établissement aura un dispositif. Qu’en sera-t-il du matériel scolaire ? Sera-t-il désinfecter à l’entrée et à la sortie ? ».

Au-delà de toutes ces questions, Dianté reste sceptique sur la possibilité d’abord de réunir les acteurs, ensuite d’assurer leur déplacement au quotidien. D’abord, fait-il remarquer, « élèves, enseignants et personnel administratif ont rejoint leurs familles respectives. Il se pose alors le problème de leur retour à la fois en termes de moyens de transport, mais surtout de risque de propagation du virus. Ensuite, avec toutes les restrictions dans le transport urbain, assorti de couvre-feu et des changements d’horaires dans le public, les acteurs pourront difficilement être à l’heure », pense-t-il.

Autant d’objections de la part d’un enseignant qui espère que les parents n’auront pas à choisir entre les études et la santé (ou la vie) de leurs enfants. L’ancien syndicaliste rappelle que le système éducatif sénégalais a une tradition de sauvetage de l’année. Sauver celle-ci, une fois le danger évacué, ne devrait donc pas poser problème.

Et pour terminer, il demande surtout à ce que les plus démunis ne soient pas lésés au nom des intérêts des nantis. « (…) attendre que la situation du COVID-19 le permette est la décision la plus sage. Nul ne doit être sacrifié sous l’autel des pré-inscriptions ou des voyages d’études de quelques privilégiés ».