Insolite – Deux délégations du Pds nez à nez à Tivaouane – Le Kalif, Serigne Babacar Sy appelle à l’union des cœurs ( Photos)

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C’est un fait inédit. À l’occasion du « bourde » et en perspective du « Gamou », célébration de la naissance du Prophète (PSL), qui pointe le bout du nez, les Sénégalais se rendent massivement dans la ville sainte de Tivaouane pour rendre hommage à la famille d’El Hadj Malick Sy et leur apporter soutien et, pour certains, renouveler leur allégeance. Y compris les dirigeants politiques qui, entre parenthèse souhaitent des prières pour remporter des élections. Les plus anciens, le PDS et le PS en ont été les précurseurs et l’APR n’y échappe pas.

Mais, lorsque des dissidences surviennent dans certains partis et que certains membres décident de  quitter tout en restant dans la même idéologie, comme le cas du PDS, des faits insolites de cette nature peuvent arriver.

Ainsi, deux délégations du PDS se sont retrouvées, dans l’après midi du mercredi 6 Novembre 2029, à Tivaouane. L’une était dirigée par Oumar Sarr pour le compte de « Suxali PDS » et l’autre par Bara Gaye comme tête de file des envoyés de maître Wade. Les deux délégations se sont retrouvées dans la même salle d’attente et, naturellement elles se regardaient en chiens de faïence. « Khélous », « thipatous », « garouwalé »… bref, tout y passait.

Informé, le Khalife Serigne Babacar Sy Mansour (il a souhaité récemment qu’on ne l’appelle plus Serigne Mbaye Sy) a décidé de les recevoir en même temps. Une inspiration salutaire car elle permet à Wade de retrouver tous les siens et à Macky de confirmer sa réconciliation avec son « père » et son ancrage dans le libéralisme.

Après les salamalecs d’usage, place sera alors faite aux discours. Maître Amadou Sall sera le premier à prendre la parole au nom et pour le compte de la délégation dirigée par Oumar Sarr. Puis ce sera au tour de Tafsir Thioye pour la délégation de Wade que conduisait Bara Gaye.

Comme s’ils s’étaient passé le mot et comme il fallait sans doute s’y attendre, les deux orateurs se sont d’abord confondus en remerciements pour saluer la disponibilité du saint homme qui, en pareilles circonstances a un emploi du temps hyper débordé mais qui a quand même tenu à les recevoir.

Bref, il a été question d’échanges d’amabilités comme l’ont noté les radars fureteurs de dakarposte qui ont réussi à infiltrer cette audience somme toute insolite.

Prenant la parole, Serigne Babacar Sy Mansour magnifiera d’abord leurs déplacements respectifs avant de leur dire qu’il s’attendait à ce qu’ils s’adressent des  messages amicaux et fraternels. Car, après tout, leur a-t-il rappelé, ils sont tous frères et soeurs libéraux et s’en réclament auprès des électeurs dont ils sollicitent les suffrages. Sans pour autant le dire le marabout a voulu leur faire la remarque comme quoi ils devaient faire preuve de grandeur, dépasser certaines choses de ce monde futile et périssable.

Mais il précisera que c’est Me Wade himself qui doit faire preuve de hauteur, compte tenu de son âge, son parcours, et des responsabilités que les Sénégalais ont bien voulu lui confier. A son avis, c’est donc Wade, en tant que patriarche qui devrait travailler au renforcement des liens  entre ses « enfants », allusion faite aux « dissidents ». Sauf qu’il a bien relativisé ses propos car il précisé que la politique, « mbirou adouna la »!.

Le Khalife a cependant tenu à magnifier les liens d’amitié et de fraternité qui unissent les populations sénégalaises, non sans se féliciter des fameuses retrouvailles entre Pa’ bi et Macky.

Dans la foulée, il a précisé que l’affection réciproque et la proximité entre Oumar Sarr et lui, malgré toute la distance qui les sépare, semble défier le temps et l’espace. Depuis des années, les liens qui l’unissent avec ce dernier, qui l’a de tous temps soutenu ne se sont jamais rompus. Il est  egalement revenu sur les liens historiques qui l’unissent également à Ahmed Fall Braya, son parent « Ndar Ndar ».
Il a par ailleurs souhaité que « l’avenir radieux de nos relations entre Sénégalais soit digne de l’enracinement séculaire de nos liens historiques entre ethnies, tarikhas, chrétiens comme musulmans etc… et qu’il puisse se construire dans la ramification des nouvelles pousses qui germeront sur le terreau de cet héritage commun qu’est le Sénégal ».