A Sonko, je donnerai ma vie pour qu’il continue à dire… (Par Bilal Cissé)

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Monsieur Sonko, je le cite Ousmane, je n’approuve pas ce que vous dites, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à le dire… la différence nous enrichit!

Jeunesse sénégalaise politique de toutes les formations confondues, l’heure est venue pour que chacun de nous gagne en maturité et en responsabilité. Nous devons refuser systématiquement d’être des jeunes qui se contentent d’approuver et de suivre aveuglément pourvu que nous tirions des avantages de l’autre même si on a le sentiment qu’une erreur est entrain de se commettre. En outre, nous avons l’obligation de dénoncer la politique du suivisme et de la combattre sous toutes ses formes.

Je me ferai le plaisir de rappeler qu’au moment des profondes divergences entre Le président Macky Sall et Me Abdoulaye wade, cette jeunesse dont j’interpelle s’activait pleinement dans ce registre, les uns pro du père et les autres pro du fils.

Au lendemain de la réconciliation nationale, ils applaudissent et se rangent bonnement et simplement sur les positions de leurs leaders respectifs. Dans cet même ordre d’idée, on peut évoquer l’embastillement de l’ancien Maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, l’attitude était inchangée jusqu’au jour de la clémence présidentielle. Subitement, chacun de nous s’adonnait à des mots de félicitations à l’égard du président et l’autre partie se bombait le torce, clamait le courage de leur mentor.
C’est ainsi que je lance un appel solennel à la jeunesse politique du pays de se ressaisir et de rompre avec l’accoutumance.

C’est le lieu, pour moi, d’aborder la question des 94 milliards opposant M. Mamour Diallo et le président Ousmane Sonko. En effet, la jeunesse doit se tenir debout ,unie comme un seul homme, exigeant que la lumière soit faite sur cette affaire et refusant que cela soit un règlement de compte. Refusons aussi de choisir notre camp selon nos appartenances politiques, nous ne devons être ni pour M. Sonko ni pour M. Diallo avant l’éclatement de la vérité.

C’est là et seulement là que, nous serons du côté de la vérité peu importe à la faveur de qui elle tranchera. Si notre fidélité est sollicitée par la camaraderie et la nation, nous devons la mettre au service de la nation. Quand on nous évoquera la discipline de parti, nous brandirons le patriotisme.

Il est inadmissible que l’on continue de fabriquer des lois pour un règlement de compte, pour une personne. Le Sénégal a besoin dans le pouvoir et dans l’opposition des gens de la trempe de M. Sonko pour changer les paradigmes. Après quinze ans en qualité d’inspecteur des impôts, s’il se permet d’être aussi radical avec le pouvoir, cela veut dire qu’il a dû rendre une copie propre.

Que la jeunesse politique apprenne à afficher clairement ses positions politiques et les assumer pleinement sans état d’âme. Refusons de nous faire impressionner
au point de croire qu’un humain à un pouvoir sur notre destin.
Dieu n’aime pas la tricherie, moi non plus…

Bilal Cissé, COJER/KAFFRINE