AÉROPORT DE DIASS UNE PASSERELLE DÉTRUIT LE RÉACTEUR D’UN AVION DE LA RAM, LES PASSAGERS…

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Les passagers du vol de la Royal Air Maroc (RAM) qui devait quitter Dakar cette nuit, peu après deux heures, pour Casablanca, sont dans tous leurs états. Alors qu’ils venaient d’embarquer à bord de l’appareil qui était en train de fermer ses portes, ils apprennent que la passerelle qu’ils venaient d’arpenter a heurté l’un des réacteurs de l’avion en se retirant. Celui-ci, informe un témoin, s’est fissuré. Le départ est annulé.

Commence alors le calvaire : tout le monde est prié de descendre. Les voyageurs sont parqués dans un hall de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) (voir photos).

Mais le pire était devant pour ces clients de la compagnie marocaine dont la plupart devait, à partir de Casa, prendre une correspondance pour l’Italie, la France ou l’Espagne.

« Pendant près de trois heures nous avons poireauté sans recevoir d’informations sur l’heure de notre départ ou pour une prise en charge en attendant un décollage », fulmine ce passager au téléphone avec SeneWeb.

À 4 h 44, près de trois heures après l’incident donc, les malheureux passagers reçoivent un message de la compagnie (voir capture). La RAM leur présente ses excuses en leur jurant de mettre « tout en œuvre pour remédier à cette situation ». Un bémol : la compagnie avoue que « la durée du retard est indéterminée ».

Une mention qui a poussé un client en dreadlocks à s’arracher les cheveux : « Vous vous rendez compte ? Devoir attendre midi pour avoir des informations ! S’il y avait une majorité de Blancs dans ce vol, ils auraient trouvé rapidement une solution où ils se montreraient plus aimables. »

SeneWeb a contacté l’agence de la RAM à Dakar, à partir du numéro mis à la disposition des clients. Un monsieur, sur un ton calme, admet ne pas pouvoir donner des informations sur cet incident. Il nous demande de rappeler une heure plus tard après nos échanges.

Entretemps on apprend que la RAM a affrété un bus pour les passagers de la classe Business. Les autres devront continuer de ronger leur frein, en prenant leur mal en patience.