Est-ce dangereux de dire non à l’occident ?

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Des voix s’élèvent de plus en plus invitant les dirigeants africains à mieux affirmer leur souveraineté face notamment aux puissances occidentales. Mais l’histoire nous rappelle que les présidents africains « insoumis » ont souvent eu des fins tragiques. C’est le cas de ces figures importantes du continent :

Kwamé NKrumah :

Il était le chantre des Etats unis d’Afrique. L’ancien président ghanéen s’est surtout distingué par sa lutte acharnée contre la balkanisation du continent. Selon lui, l’Afrique doit s’unir pour peser comme une puissance et s’affranchir des pillages de l’occident. Son soutien officieux au camp socialiste, en pleine guerre froide lui attire l’hostilité des puissances occidentales. Il sera finalement renversé le 24 février 1960 par un coup d’état qui serait parrainé par la CIA.

Patrice Lumumba :

Ce nationaliste est l’une des principales figures qui ont contribué à la lutte pour l’accession à la souveraineté internationale de l’actuelle République démocratique du Congo. Lors de la cérémonie consacrant l’accession à l’indépendance Patrice Lumumba, alors Premier ministre, prononce un discours mémorable où il dénonce devant le roi des belges les atrocités des colons. Quelques semaines plus tard, il évince les officiers belges et prône l’africanisation de l’armée. Taxé de communiste, il sera la victime d’un complot belgo-américain. Patrice Lumumba sera, en effet, renversé par le colonel Mobutu, lui-même pion de la CIA. Il sera torturé et finalement exécuté.

Thomas Sankara :

Il était l’insoumission incarnée en homme. Souvent Comparé à Che Guevara. Thomas Sankara a plusieurs fois tenu tête aux puissances occidentales. Par ses discours mémorables, il s’attaquait aux injustices de la mondialisation. Il s’est également élevé contre la dette des pays dits  du Tiers-monde. Thomas Sankara exhortait tout simplement les pays africains à refuser de payer la dette due au pays occidentaux. Il connaitra un sort tragique, le leader burkinabé sera abattu lors d’un coup d’état mené par son homme de confiance Blaise Compaoré. La main de la France est fortement soupçonnée.

Mouammar Kadhafi :

C’est le dernier grand théoricien des Etats unis d’Afrique. Bête noire de l’occident, Kadhafi a plusieurs fois été visé par des tentatives de liquidation. Il ne va pas survivre à une offensive de l’Otan, en 2011, qui l’accusait de massacrer son peuple après le déclenchement d’un soulèvement populaire. Le président français de l’époque Nicolas Sarkozy qui était le plus grand défenseur de la thèse de l’élimination de Kadhafi aurait eu d’autres motivations n’ayant rien à voir avec le souci humanitaire. Des emails fuités d’Hilary Clinton, alors Secrétaire d’état américain, lève le coin du voile sur les desseins de la France. Ces emails révèlent entre autre que l’engagement de Nicolas Sarkozy à mener cette guerre en Libye a été motivée par entre autres l’intention de Khadafi  « de mettre en place  une monnaie panafricaine appuyée sur un dinar or libyen. Ce plan était destiné à offrir aux pays d’Afrique francophone une alternative au